Solstice déboussolé

Au cœur de la lune, il neige

La mer s’est tapissée d’ardoises

Et je sors dévêtue des coraux

Corps aux contours aigus

L’étoile de mer au goût d’eau douce

Est venue ce matin

Nous confier sa note

De luminosité

La jungle hier s’est elle aussi saoulée

Marbrant son désert

D’illusions gravissant les ruines

L’ébène sera jour

Lorsque l’ivoire sera nuit

Bipolaire soif de Raison

Aubaine est de voir

La réalité telle

Qu’elle n’est pas

De métal tu apparais

Sous une feuille plume

Qui t’illumine de son ombre

J’ai perdu ma coque

Sur le sable

Eclaboussé, fracas au

Zeste d’agrume

Et nous croisons nos

Quatre yeux

En nous penchant

Sur un monde louche

Praticiens de l’éternel

De la seconde

L’absence couvrira de

Corps aux contours aigus

Notre inclassable univers

Qui se dénude sous la lune

Où il neige ce matin

Des boussoles fendues

 

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